semaine 14, direction Ker Chalon

Après deux jours d’arrêt à Thésée-la-Romaine où j’ai retrouvé Pépette, ses genoux cassés et pas son vélo. J’ai finalement décidé de continuer ma route seule en direction de l’île d’Yeu. Il prend de l’avance et part en train…
Je continue à suivre le Cher, jusqu’à Tours. Avant la grande ville je m’arrête au Château de la Bourdaisière pour y découvrir son conservatoire de la tomate. Plus de 600 variétés aux noms merveilleux, difficile de résister à l’envie d’y goûter, heureusement il y a le bar à tomate ! Un jus, vert, de Green Zebra et c’est reparti…

Après une bonne nuit tourangelle et en famille, c’est parti pour 200 kilomètres sur les bords de Loire direction Nantes. Au lieu des châteaux, je profite des très beaux panoramas que ce large fleuve et ses affluents offrent tout le long du chemin. Foule d’oiseaux, de bateaux à fond plat, de plages, de cyclistes, une centrale nucléaire où est « caché » le musée de l’atome, malheureusement ouvert de très rares jours dans l’année…

La route offre d’autres belles surprises, comme le musée du champignon !! Magnifiques méandres troglodytiques où l’on se perd au milieu des centaines de variétés de champignons sous résine ou en culture. À la sortie on peut acheter et se régaler de pleurotes, champignons de Paris et autres pains aux champignons…

Après cette atmosphère fraîche et humide, un joli contraste avec le jardin méditerranéen de Ste-Gemmes-sur-Loire, comme un goût d’Italie en bord de Loire, le chianti en moins…

Après une étape de 77 kilomètres, on dort bien et tôt et finalement on se réveille aussi bien plus tôt. Quel bonheur que la brume au soleil levant, le vol des premiers oiseaux, et ses propres yeux qui s’ouvrent…

Un peu pressée d’arriver, je passe rapidement Saumur, Angers et arrive chez les amis qui m’accueillent en amont de Nantes. Il ne me reste qu’une journée de vélo, mais plus de 80 km… Anne-Elise m’avance un peu et c’est parti pour les marais vendéens, parfaitement plats, vent de côté, je vire fusée !!!

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J’avance suffisamment vite pour arriver pour la marée basse. J’en profite pour prendre le passage du Gois qui rend accessible l’île de Noirmoutier à pieds secs. Le spectacle des pêcheurs à pied est finalement le meilleur tant cette route est une attraction/autoroute. Mais je suis bien contente de l’expérience qui me permet aussi de traverser ensuite le pont, venteux et généreux par la vue qu’il offre sur la baie de Fromentine.

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Une bonne glace et quelques 30 minutes de traversée plus tard me voilà à Port-Joinville, mon deuxième port d’attache qui marquera sans doute la fin du Tour. Quoi qu’il arrive le vélo n’a pas fini de rouler !!

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semaine 13, direction Thésée-la-Romaine

Nevers est une ville qui ne manque pas de caractère, aussi, et parce que la chaleur est étouffante, et que Pépette a des douleurs dans les genoux, nous restons un peu plus que prévu.
C’est l’occasion de voir Notre Dame du Banlay, église toute en béton, dessinée par Claude Parent et Paul Virilio, érigée en 1966, dans le quartier du Banlay à Nevers.

Sous son air de bunker, se cache un cocon de béton, une grande église chaleureuse et apaisante.

 

semaine 12, direction Nevers

Nous restons finalement un peu à Paray-le-Monial !
Nous n’avons pas encore vu le musée Hiéron, consacré à l’Art Sacré, difficile de faire autrement dans cette ville visiblement…
La collection est très belle, riche d’art ancien, mais aussi d’art moderne et contemporain, des pièces monumentales et plus intimes, avec un accrochage thématique. Un beau moment muséal !

Et ce moment est devenu encore meilleur quand nous sommes allés voir l’exposition temporaire consacrée aux ouvrages de moniale. De différents ordres, cloîtrées ou non, elles passent (visiblement) de longues heures à confectionner ces plus ou moins petites scènes les représentant en train de prier, la plupart du temps. Coquilles de noix, œufs, boites avec des photos, petites poupées, papier collé, tout peut servir, mais le temps est leur meilleur allié.

Après le religieux, le prosaïque, au Musée du Carrelage Céramique.
Dans un des bâtiments de l’ancienne usine Charnoz on été réunit des archives, catalogues, réseaux cloisonnés, carreaux et une magnifique rosace, tout cela sauvé de justesse par une poignée d’amateurs.

 

Nous finissons par quitter Paray-le-Monial, direction Digoin, son pont canal, son musée de la céramique. Un bonheur pour les amateurs de Sarreguemines, nous y découvrons les techniques de fabrication, de décors et surtout une magnifique collection, là encore constituée par des amateurs éclairés.

Le clou ne notre journée restera le concert de midi du festival Musique en Charolais-Brionnais, où nous avons entendu du Paganini dans la Manufacture de Digoin, toujours en activité et avec un joli renouveau dans les collections.

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À Bourbon-Lancy nous découvrons une jolie petite ville et Le Beurdin, encore un galopin…

Sur la route de Moulins nous passons dans la Sologne Bourbonnaise, magnifique région de sous bois et de lacs, un bonheur !

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À Moulins nous visitons le musée de l’illustration jeunesse et la très belle exposition consacrée à la marque de jeux Djeco. Nous rêvons de nous baigner dans l’Allier, mais nous allons plutôt au musée du costume de scène, un autre genre, moins frais !

L’exposition du moment est consacrée aux contes de fées, un très beaux programme qui donne envie d’aller les voir sur scène.

Nous remontons ensuite vers Nevers et faisons escale au Veurvre dans un petit camping municipal, à 3 minutes du village et à 6 de l’Allier, enfin on va s’y baigner !!!!
C’est un bonheur sous ces températures de se laisser, un peu, emporter par le courant, se laisser sécher à l’ombre des peupliers, et de recommencer…

Nous remontons encore et passons à Apremont-sur-Allier, effectivement un très joli village de France, là, nous nous faisons photographier par le meilleur de tous les photographes du Nivernais !!

Et voilà enfin Nevers, sa magnifique cathédrale, aux vitraux contemporains, sa plage, à l’eau plus chaude que dans les mers du sud, une pause, plus longue que prévue, qui termine moins bien que prévu, mais c’est une autre histoire…

semaine 11, direction Paray-le-Monial

Cette fois nous quittons Virieu-le-Grand ! Mais pas encore l’Ain !!
Nous avons la chance de longer le Rhône les premiers jours, il est loin, à cet endroit, de l’image que nous en avons à Lyon, et ces affluents nous donnent vraiment envie de mettre la tête dans l’eau, finalement la main aura suffit à nous en dissuader…

Pour éviter trop de dénivelés nous préférons quelques détours, et c’est ainsi que nous passons par les Dombes, riches de lacs, carpes et grenouilles, la région est aussi très riche en noms de villes étonnants, Versailleux, Misérieux, Joyeux ! Le bonheur des joueurs de mots…
Au camping de Brégnier, nous avons récupéré des drapeaux « Ici c’est l’Ain » qui avaient été fabriqués pour le Tour de France 2017, ils ne nous quittent plus, nous amusent, tellement nous sommes loin de ce tour et font bien sourire les gens de l’Ain.

Plus loin sur notre route il y a Ars-sur-Formans, sa basilique et son musée dédié à la vie du Curé d’Ars, une curiosité muséale, réalisée par les équipes du musée Grévin qui raconte la vie de ce prêtre du 19ème siècle canonisé au début du 20ème…

Nous continuons en passant par Trévoux, charmante cité médievale, puis Villefranche-sur-Saône où nous « trichons » en prenant le train pour Roanne, évitant ainsi les monts du Lyonnais, pour rejoindre la Loire via le canal de Roanne à Digoin.

Après une belle journée de pause au très chouette camping de Pouilly-sous-Charlieu, nous remontons le canal et passons par Marcigny et son musée de la Tour du Moulin. Cabinet de curiosité hétéroclite, mais passionnant, dans une tour de défense du 15ème siècle qui à elle seule vaut le détour pour ces remarquables pierres à pustules.

La route, et la région, nous amène à de nombreux sites clunisiens, cette semaine, la Tour du Moulin puis l’Abbaye de Paray-le-Monial et sa belle pierre jaune.

Paray est aussi connue pour être la Cité mosaïque et voilà quelques morceaux choisis du jardin de la Maison de la Mosaïque contemporaine.

Ce fut encore une semaine riche, de beaux paysages, de musée étonnants et de rencontres sympathiques…

semaine 10, on reste à Virieu-le-Grand

Cette semaine, nous profitons des amis fraîchement arrivés dans l’Ain, nous faisons quelques promenades, un tout petit peu de travaux, des baignades, dans le lac, la rivière et c’est vrai, beaucoup de belles tables, délicieuses et arrosées tout comme il faut…

La vue est belle dans la vallée, mais cet horizon ouvert n’est pas mal non plus, le matin, le midi, le soir et même la nuit.

Nous sommes à quelques kilomètres de Belley, ville natale de Brillat-Savarin, un passage obligé dans le Tour de France d’Yvette et Paulette ! De lui nous ne voyons pas grand chose, mais la cathédrale vaut le détour, la façade nord a conservé quelques drôles figures et beaucoup de traces d’amour anciennes.

L’intérieur de la cathédrale ne manque pas de surprises non plus… En entrant on ne voit que de la pierre blanche comme dans la plupart des églises, mais quelques chapelles ont été restaurées, pleines de couleurs, de dorures, une bonne idée de ce que pouvait être la majorité des églises, flamboyantes !!

IMG_5090Nous continuons cette journée avec une dernière élévation, celle que nous offre ce ciel merveilleux.

Samedi, une manifestation était organisée pour le maintient de l’arrêt des trains en gare de Virieu-le-Grand/Belley, beaucoup de gens sont concernés par cette décision et dans ceux là, nos amis et nous même, nous n’arriverons pas toujours en vélo ! Nous avons donc travaillé sur des bannières et rejoins les quelques 550 manifestants, dans une ville de 800, c’était un succès, ainsi que le rapporte le Progrès.

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Nos amis sont repartis pour une dernière tournée de cartons, et nous, nous repartons pour quelques centaines de kilomètres encore !!

semaine 9 direction Virieu-le-Grand

Cette semaine nous quittons le Clou et ses chantiers paille, pour une Bourgogne plus riche en vignes et en balade à pied.

En chemin nous prenons le plus long tunnel ouvert à une voie verte, il faut quelques 10 minutes sous 11° pour le traverser, une chance sous ces températures très estivales !

Arrivée à Julienas, nous trouvons cette petite boutique, malheureusement fermée, mais qui regorge visiblement de fabuleux trésors… Et aussi, bien évidement nombre de caves, dont celle de Sylvain et Michel Tête que nous avons fort apprécié avec modération bien sûr !!

Le gite est beau, la vue est plus belle encore !! Déposer les vélos pour retrouver ses pieds, dans ce paysage vallonné c’est une chance que nous savons goûter.

La pause cycle dure 3 jours et puis nous remontons sur nos destriers et piquons vers l’Est, direction l’Ain. Nous traversons d’abord les Dombs, lacs, maïs et peupliers, chevaux, carpes et grenouilles.
Et puis nous retrouvons cette affreuse Pyrale du buis mais surtout les bons amis, les BBQ et les grandes soirées, les plongeons dans les lacs, les produits locaux, diots, petits chèvres secs et frais et les tomates du jardins !

Voilà pour finir le récit de cette semaine, le Musée du train miniature de Châtillon-sur-Chalaronne. Magnifique travail de Patrick Crolle, qui depuis une vingtaine d’année, pense, construit, affine cette réalisation qui fait rêver à coup sûr les petits comme les grands !

semaine 8 direction Cluny

Après quelques jours de cueillette de framboises du jardin, de jeux de société, de nourriture fraiche et cuisinée en bonne compagnie, nous reprenons la route vers le sud-ouest en direction de Cluny.

Pour notre première étape nous nous arrêtons à ce chouette camping à Ranchot, où nous avons même eu le bonheur de nous baigner dans le Doubs, c’était bien plus chaud que l’Atlantique ! Et tellement bienvenu avec ces températures orageuses…

Et voilà le canal à l’arrivée de la belle ville de Dôle, quelques vues de la ville et la fin du canal du Rhône au Rhin qui termine dans la Saône, et un tout nouveau paysage s’offre à nous !

Nous passons la nuit à St-Jean-de-Losne, visitons le musée de la batellerie, maquettes de péniches, documents d’archive et quelques chocs, le hallage était le plus souvent fait par la famille du batelier, la traction animal coûtant beaucoup plus cher, achat, nourriture et espace réservé dans la péniche… Nous sommes aussi allés visiter l’Aster, la dernière péniche entièrement construite en bois, qui fait l’objet d’une magnifique rénovation par des bénévoles depuis quelques années maintenant. On peut, pour les aider, faire l’acquisition virtuelle de morceaux de l’appareillage, ou bien venir prêter main forte les mercredis matin.

Couché de soleil sur la Saône, premier champs de tournesol, nénuphars sur la rivière, nous sommes en Bourgogne, la preuve par l’escargot !

Dans la jolie ville de Verdun-sur-le-Doubs, nous visitons le musée du blé et du pain. Dans une très belle demeure du 18ème, nous y découvrons « la fabuleuse histoire de 70 siècles de moisson et 40 de panification ».

Arrivée à Chalon-sur-Saône, nous ne résistons pas à l’institution du café de la Perle, plus d’un siècle d’existence, et un café parfait !

Et puis une autre institution, le musée Niecéphore Niepce, très beau musée naturellement dédié à la photographie, aux différents appareils, procédés et rôles d’icelle.

En chemin nous avons croisé cet homme, allemand qui avait tranquillement passé les 70 ans, et qui partant de sa contrée germanique, voyageait à vélo pour rendre visite à son neveu Toulousain. On lui dédierait bien une rue au nom aussi enjôleur que celui-ci…

Après quelques kilomètres de plus et loin derrière lui, nous arrivons à Cluny. La ville est encore très bien conservée malgré le bombardement de 44, l’abbaye en revanche est détruite au 9 dixième ! Mais la guerre n’a rien à voir là dedans… Après avoir construit la plus grande abbaye d’Europe, jusqu’à la construction de l’actuelle St Pierre de Rome, les moines, ruinés, l’ont revendue pour la pierre, la révolution ne l’a pas aidée ensuite. Ce qui reste a été sauvé parce qu’il menaçait de s’écrouler sur des bâtiments civiles… Ce qui fait de Cluny, comme le disait le guide, la seule ville au monde que l’on visite pour se rendre compte que ce qui a été !

Les amis chez qui nous sommes accueillis sont en train de préparer un chantier participatif d’isolation paille pour leur maison en parpaing. La tradition de ce type de chantier est de se former en aidant d’autres chantiers. Nous n’avons pas de chantier prévu, mais nous participons avec bonheur et finissons avec de la paille dans les moindres recoins et une bonne nuit de sommeil !

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Au réveil nous avons cette vue, la Bourgogne est belle, même sans les escargots…